Un vélo cargo électrique de type « long tail » destiné aux familles pour leurs déplacements quotidiens.
Atlas se distinguent des modèles entièrement intégrés offerts sur le marché par sa conception modulaire, qui sépare le système électrique du cadre, son poids inférieur à 34 kg (75 lb) et son coût dit en dessous de la moyenne du marché pour un vélo cargo à moteur au pédalier.
« Le vélo cargo n’est plus un modèle marginal. Il entre de plus en plus dans le quotidien de familles québécoises à la recherche de solutions fiables pour leurs déplacements courants », a souligné Hugo Deligny, président et fondateur d’UGO Cycle.
Une modularité héritée de la conversion
Selon M. Déligny, le principe de l’Atlas découle de la combinaison d’un vélo cargo traditionnel et d’une trousse d’électrification modulaire. Il explique avoir constaté, au fil des ans, une demande pour des vélos électriques performants, mais pas trop lourds. Cette combinaison, dit-il, est rarement offerte à prix abordable.
La configuration de l’Atlas en facilite la réparation, la réutilisation des composantes et l’adaptation du vélo à l’évolution des besoins, explique-t-il. Il s’agit d’éviter de recourir au remplacement complet d’un produit dont l’électrification est intégrée de manière permanente, souligne M. Déligny.
« Nous voulions concevoir un vélo cargo qui puisse évoluer dans le temps, sans devenir obsolète après quelques années, et qui soit réparable plutôt que jetable. Cette approche est exactement la même que celle appliquée aux vélos traditionnels que nous transformons ».
Hugo Deligny, président et fondateur d’UGO Cycle
La clientèle historique d’UGO Cycle se situe surtout entre 55 et 85 ans. Des gens qui « veulent utiliser le vélo de manière sociale, dans des groupes, pour des excursions », explique le concepteur. L’Atlas vise à élargir cette base vers les jeunes familles. « Avec l’augmentation du coût de la vie, la majorité des déplacements en ville, c’est moins de 10 kilomètres », soutient-il, estimant que ces trajets pourraient être remplacés par le vélo.
Un marché à Mascouche
UGO Cycle, qui compte cinq employés, exploite deux boutiques. Une à Saint-Hubert et l’autre à Mascouche, ouverte l’an dernier pour desservir la clientèle de la Rive-Nord. Le choix de Mascouche n’est pas fortuit, précise M. Deligny : l’emplacement est « relativement central entre Laval, Oka, Joliette et Saint-Jérôme ».
L’entreprise dit ne pas avoir de plans d’expansion immédiats. M. Déligny précise qu’« on est en pleine saison […] on commence à regarder les prochaines étapes » à l’automne, indique-t-il, précisant vouloir d’abord éviter les délais pour sa clientèle actuelle avant d’envisager toute croissance géographique ou tout nouveau modèle.

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