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Trois expositions pour honorer le patrimoine

Photo : Diane Boutin, photographe

L’exposition Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts met en valeur
plusieurs œuvres du sculpteur, dont des créations réalisées à partir de matériaux récupérés.

Trois expositions pour honorer le patrimoine

Publié le 22/07/2026

Patrimoine et Histoire Terrebonne (PHT) contribue à la campagne Plein les sens en proposant trois expositions qui mettent en valeur le passé de Terrebonne.

La maison Eugène-Labelle, son siège social, présente deux expositions permanentes : Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts et Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire. Une troisième exposition, consacrée à la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson, est présentée au Collège Saint-Sacrement.

Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts

Germain Bergeron est un sculpteur de renommée internationale qui a terminé ses jours à Terrebonne. Sa présence sur le territoire a fortement marqué son histoire et son patrimoine. De 1970 à 2011, M. Bergeron a été propriétaire de La Bergeronne, un bâtiment historique qui appartient maintenant à la municipalité. Il y a élevé sa famille et aménagé son atelier.

« C’est quand même une proposition assez unique dans l’écosystème des Moulins. Il n’y a pas vraiment d’exposition qui met en valeur autant d’œuvres d’art », partage Cassandra Smith, historienne et directrice générale de Patrimoine et Histoire Terrebonne.

L’exposition présente plusieurs œuvres, dont trois sculptures données à la société par l’Université de la Colombie-Britannique. Le Robot, le Martien Bip-Bop et le Vénusien sont mis à l’honneur. La famille de M. Bergeron a également contribué à la réalisation de cette exposition.

Panneau d'exposition muséale sur la coupe de glace à Terrebonne, avec photo ancienne et outils en bois accrochés au mur
Photo : Diane Boutin, photographe
L’exposition Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire. fait revivre le quotidien des familles
recensées en 1921 à travers les témoignages de leurs descendants.

Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire.

Le recensement de 1921 est le dernier recensement canadien disponible au public. Cent ans plus tard, un projet a été mis sur pied, dans le cadre de l’initiative Nouveaux horizons pour les aînés, pour rendre hommage aux ancêtres des citoyens de Terrebonne.

*Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire.* est une exposition interactive qui présente les témoignages de descendants de personnes présentes lors de ce recensement. Axée sur différents thèmes tels que « la vie de famille, le travail, les industries, le village et la vie communautaire, la culture et les loisirs ainsi que l’éducation », l’exposition fait découvrir le quotidien des citoyens à l’époque.

« Ces témoignages-là, c’est vraiment la voix des participants que vous avez la chance d’entendre. Et ce sont des gens qui sont des descendants des familles qui étaient présentes au recensement de 1921 », affirme Mme Smith.

Salle muséale avec panneaux colorés, photos historiques et une table interactive intitulée « Mémoires de familles »
Photo : Diane Boutin, photographe

Geneviève-Sophie Masson

« Il y a une troisième exposition qui gagne aussi à être connue et qui ne l’est pas encore, c’est l’exposition sur la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson, donc la dernière seigneuresse de Terrebonne… », souligne Mme Smith.

L’exposition consacrée à Geneviève-Sophie Masson a été organisée par Patrimoine et Histoire Terrebonne, La Nouvelle Société et le Collège Saint-Sacrement, qui accueille l’exposition.

Geneviève-Sophie Masson est la dernière seigneuresse de Terrebonne. À la suite du décès de son mari, elle a pris le contrôle de la seigneurie et a fortement contribué au développement de la ville par la construction du couvent, de l’église paroissiale et du Collège Masson, notamment. Les causes sociales et l’éducation occupaient également une place importante dans ses engagements, auxquels elle a consacré une partie de sa fortune.

« Dans ce manoir, veuve, tout en s’occupant de sa famille, elle y administra l’immense héritage de son mari dans un souci constant d’en faire profiter les plus démunis et les organismes religieux et publics locaux », peut-on lire sur le site Web de PHT.