Le Dubaï qu’elle met en scène n’est pas celui des gratte-ciels étincelants ni de l’opulence affichée. C’est celui de l’ombre portée là où des vies sont effacées pour servir un système qui dépasse l’entendement.
Dans l’œuvre Dans l’ombre de Dubaï, l’ombre traverse les océans, atterrit à Montréal, s’infiltre dans les corridors du pouvoir, et rappelle que le passé ne meurt jamais vraiment.
« Il attend simplement d’être libéré. »
Dans ce thriller policier, l’autrice explore l’envers du trafic humain à travers le prisme de contextes internationaux spécifiques, établissant un lien palpable entre fiction et réalité. Nancy Gagné y dit les maux d’une justice à deux vitesses dans un style cinématographique, maniant avec doigté suspense, figures de l’ombre et les dessous de la résilience humaine. Dubaï, son obsession narrative, à seulement quelques heures de vol, si proche par l’argent et le luxe, mais si inatteignable pour ceux que le système broie en silence.

Dans l’antre de la SQ
Si elle s’initie à peine au monde littéraire, Nancy Gagné est très connue du milieu policier où elle vogue depuis vingt ans dans les méandres du renseignement criminel à la Sûreté du Québec. De ces nombreuses années dans l’antre de la SQ, l’autrice tisse des intrigues où la fiction flirte avec le réalisme des nouvelles frontières du crime. « L’histoire, l’intrigue au complet vient de mon imagination », précise-t-elle.
« Dans le monde du renseignement criminel comme dans celui de la fiction, rien ne s’efface jamais totalement. Chaque donnée, chaque ombre et chaque silence laisse une trace », écrit-elle.
C’est à la suite d’un été marqué par le deuil que Nancy Gagné a finalement décidé de concrétiser un rêve de jeunesse. « J’ai toujours affectionné ce côté-là, j’ai toujours aimé écrire, puis inventer des histoires. J’ai l’imagination assez fertile », confie-t-elle au détour de l’entretien.
Au-delà de l’action et du suspense, Dans l’ombre de Dubaï explore divers thèmes notamment la résilience. « Je pense que j’ai voulu exploiter vraiment la résilience autour de tout ça, de la part des victimes, et des gens qui gravitent autour. »
Une plume au service des autres
Une partie des profits de l’ouvrage sera reversée à La Maison Vigile, un organisme qui soutient les travailleurs en uniforme et les premiers répondants. « J’ai eu des amis, des confrères, des connaissances qui ont eu des bouts assez difficiles. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur. »
Depuis l’ouverture des précommandes le 27 avril, une centaine d’exemplaires ont été vendus. L’ouvrage paraîtra le 2 juillet 2026.

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