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Un ouvrage pour mettre en valeur les pionnières en hygiène dentaire

Photo Marie-Ève Larente – Stéphanie Francoeur et Fannie Leblanc sont coéditrices de l’ouvrage Hygiéniste dentaire et femme d’affaires : portrait de pionnières québécoises dont la parution est prévue au mois de juin.

Un ouvrage pour mettre en valeur les pionnières en hygiène dentaire

Publié le 26/03/2026

Hygiéniste dentaire et femme d’affaires : portrait de pionnières québécoises — c’est le titre d’un ouvrage qui paraîtra en juin prochain, sous la plume de l’hygiéniste dentaire Stéphanie Francoeur, résidente de Mascouche, aux Éditions Dentine et Mathias, qu’elle codirige avec Fannie Leblanc. Elle y dresse le parcours d’une vingtaine d’hygiénistes dentaires entrepreneures du Québec.

Les femmes présentées dans l’ouvrage ont été parmi les premières à ouvrir des cliniques d’hygiène dentaire indépendantes au Québec, souligne-t-elle.

Pour l’autrice, il s’agit non seulement de mettre en lumière le parcours de ces pionnières, mais aussi de témoigner des difficultés auxquelles elles ont fait face en démarrant leurs entreprises. « Ça a été beaucoup de travail pour finalement démarrer ces entreprises-là. Ça met un peu en lumière leur parcours, puis aussi leurs embûches, comment elles ont surmonté les difficultés », précise-t-elle.

Avant l’obtention de l’autonomie professionnelle, ouvrir un cabinet était tout simplement impossible pour les hygiénistes dentaires. « On a vraiment gagné l’autonomie professionnelle, puis c’est maintenant possible pour les hygiénistes d’ouvrir leur propre cabinet », se réjouit Mme Francoeur.

Des avancées considérables

La modification de la Loi 15 confère, depuis 2020, l’autonomie de pratique aux hygiénistes dentaires, leur permettant d’ouvrir leur propre cabinet. Mais il reste du chemin à parcourir. « Le plus difficile reste les personnes qui travaillent en clinique d’hygiène dentaire mobile. De pouvoir se déplacer, c’est plus difficile parce qu’on peut voir moins de gens par jour », souligne-t-elle, appelant à un soutien gouvernemental pour faciliter leurs déplacements.

Cette réforme a également entraîné une refonte complète du programme scolaire de technique en hygiène dentaire, qui intègre désormais des notions d’entrepreneuriat. Fannie Leblanc, hygiéniste dentaire et coéditrice de l’ouvrage, espère que ce dernier deviendra un manuel scolaire dans les cégeps, garantissant ainsi sa pérennité et son impact à long terme.

Mme Leblanc est convaincue qu’au-delà de leur mission de soigner, les hygiénistes dentaires ont aussi la responsabilité de prévenir et de former. « Ce n’est pas ce que l’hygiéniste fait une fois par six mois dans la bouche du patient qui fait la différence. C’est ce que le patient fait au quotidien à la maison. » Les contraintes de temps en cabinet ne laissaient guère de place aux enseignements d’hygiène, déplore-t-elle. C’est ce qui l’a poussée à créer sa propre entreprise d’éducation et de prévention, avec laquelle elle se déplace pour donner des ateliers et des conférences auprès de diverses clientèles.

La MRC Les Moulins n’est pas en reste en matière d’hygiène dentaire indépendante. « Plusieurs cliniques d’hygiène dentaire ont vu le jour ici. C’est une belle alternative pour vivre les soins dentaires autrement. Les hygiénistes qui ont leur propre cabinet ont plus de latitude au niveau du temps accordé aux patients et aux enseignements d’hygiène », fait remarquer Fannie Leblanc.

Les femmes sous-représentées en entrepreneuriat

Selon des données disponibles sur le site du gouvernement du Québec, près de 98 % des hygiénistes dentaires sont des femmes. Or ces dernières demeurent sous-représentées en entrepreneuriat, déplore Stéphanie Francoeur qui entend « mettre de l’avant le fait que les femmes peuvent démarrer des entreprises et vivre des réussites entrepreneuriales ».

Même si le titre de l’ouvrage est décliné au féminin, il accorde tout de même une place à un témoignage masculin, afin d’encourager d’autres hommes à rejoindre cette profession encore majoritairement féminine.

L’ouvrage s’adresse à tout public, permettant à chacun de découvrir une profession qui a connu des changements réglementaires importants. « Pour les hygiénistes, ça donne des modèles d’inspiration. Pour les décideurs, ça permet de voir tout ce que les hygiénistes peuvent apporter au système de santé québécois », explique Mme Francoeur. Le livre pourrait également orienter des jeunes en quête de carrière ou des personnes souhaitant se réorienter professionnellement.

La prévente de l’ouvrage Hygiéniste dentaire et femme d’affaires : portrait de pionnières québécoises débutera le 1er avril, et la parution officielle est prévue pour juin.