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Terrebonne réitère son cri du cœur face aux enjeux de mobilité dans la circonscription

Photo courtoisie – Le maire de Terrebonne veut éviter aux étudiants et travailleurs qui prennent le transport collectif une interminable file d’attente sur le quai d’embarquement.

Terrebonne réitère son cri du cœur face aux enjeux de mobilité dans la circonscription

Publié le 24/09/2026

À la rentrée scolaire, le maire de la ville a fait état d'un constat qui vient remettre en perspective les principaux enjeux de mobilité à Terrebonne et dans la Couronne-Nord : des autobus bondés au terminus de Terrebonne.

« Ce n’est pas une surprise, c’est un problème », tranche Mathieu Traversy sur son compte Facebook.

Cela fait plusieurs années que dure cet enjeu de transport collectif dans la ville, rappelle le maire, qui explique que plusieurs étudiants sont venus sensibiliser le conseil municipal pour demander de plus gros autobus ou une fréquence accrue à certaines heures.

Certaines lignes sont plus achalandées que d’autres et deviennent surchargées aux heures de pointe, reconnaît le premier magistrat de la ville, qui dit avoir envoyé un message de relance à EXO à ce sujet.

EXO reconnaît le problème

Le réseau de transport en commun qui dessert la Couronne-Nord, entre autres, reconnaît les problèmes de surcharge évoqués par le maire. « Ils ont vu les vidéos sur les médias sociaux, ils ont entendu les cris du cœur », soutient Mathieu Traversy, précisant qu’« il y avait des inspecteurs d’EXO qui étaient là ce matin-là. Ils ont vu effectivement les centaines de personnes qui devaient faire la file pour essayer d’attendre un autobus. »

Lors d’une rencontre avec la Ville de Terrebonne la semaine écoulée, l’organisme a présenté un plan d’optimisation visant à améliorer certaines lignes, mais surtout à répondre aux exigences gouvernementales de réduire les dépenses en transport collectif, un mandat imposé par l’ARTM aux opérateurs des couronnes Nord et Sud, dont EXO.

Les élus ont donc tenté de plaider la cause des citoyens et de mieux représenter leurs besoins sur le terrain, tout en reconnaissant qu’EXO ne peut pas offrir de solution miracle. « Si on coupe dans les budgets, essayer d’améliorer le service, ça demande tout un tour de force. Donc, il y a des optimisations qui peuvent être faites, mais ça rend la tâche extrêmement difficile. »

Les élus ont aussi souligné les répercussions sur d’autres arrêts, notamment à l’Île-Saint-Jean, où l’autobus, une fois plein au terminus, passe tout droit sans s’arrêter pour les citoyens situés après le terminus.

« Évidemment, en fonction de leur capacité, de leurs moyens et de leur budget, ils vont essayer de voir comment on peut les améliorer. Des fois, c’est des abribus, des fois, c’est des lignes mieux repositionnées », explique le maire, ajoutant que ces mesures seront présentées par EXO dans les prochaines semaines et les prochains mois.

La solution appartient au prochain gouvernement

Pour améliorer réellement la qualité du service, il faudra qu’un gouvernement qui considère le transport collectif comme un investissement prioritaire soit élu le 5 octobre prochain, affirme Mathieu Traversy.

La Couronne-Nord, dit le maire, connaît la plus forte croissance démographique au Québec, avec de nombreuses familles qui s’y installent, ainsi qu’une croissance des établissements scolaires, collégiaux et universitaires. « Donc, là-dessus, il faut un message fort. Et les maires et les mairesses, on a besoin d’un message fort du gouvernement du Québec », indique M. Traversy.

Au-delà du transport collectif comme alternative à l’auto solo, la façon dont les élus municipaux aménagent leur territoire et développent leurs nouveaux quartiers est aussi en jeu, soutient-il.

« C’est certain qu’un maire ou une mairesse qui n’a pas de transport collectif dans un secteur ne construira pas des tours à condos avec très peu de stationnement s’il n’y a pas d’alternative à la voiture solo. Donc, on a besoin d’avoir cette vision-là du gouvernement lui-même pour être capable de bien développer aussi nos villes et rendre nos quartiers le plus agréable possible. »

Mathieu Traversy, maire de Terrebonne.

Le maire interpelle à nouveau les partis politiques à s’engager fermement sur l’enjeu de la mobilité. Il chiffre le coût de la congestion à 6 milliards de dollars actuellement. « Et ce sera 10 milliards de dollars si on ne fait rien d’ici 2030 », affirme-t-il.