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Terrebonne appuie le mouvement contre l’abolition du PEQ

Photo Courtoisie – Le maire de Terrebonne estime que toute personne ayant choisi de bâtir sa vie au Québec mérite que le processus soit mené à terme.

Terrebonne appuie le mouvement contre l’abolition du PEQ

Publié le 05/03/2026

Le Conseil municipal de Terrebonne a adopté, le 17 février 2026, une résolution en appui au mouvement des cœurs bleus de l’Union des municipalités du Québec, qui conteste les modifications apportées au Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et les restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

La résolution demande au gouvernement du Québec d’instaurer une clause de droits acquis dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise. La conseillère Anna Guarnieri, qui donnait lecture de la résolution, a déclaré que la Ville joint ainsi sa voix à celle de l’UMQ pour réclamer un traitement équitable envers les travailleurs et étudiants déjà établis sur le territoire.

« Nous demandons au gouvernement d’agir avec équité en instaurant une clause grand-père pour les travailleurs et étudiants déjà établis ici. On ne peut pas changer les règles du jeu en plein milieu de la partie pour ceux qui contribuent déjà activement à notre communauté », a-t-elle déclaré.

La course à la chefferie de la CAQ, décisive pour le PEQ

Terrebonne entend maintenir la pression dans l’attente de la fin de la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec. Les deux candidats à la succession de François Legault se sont déjà positionnés sur le dossier, indique Mathieu Traversy, maire de Terrebonne, ce qui, selon lui, laisse espérer des avancées. La candidate à la chefferie de la CAQ s’engage à relancer le PEQ, tandis que M. Drainville, lui, promet une clause de droits acquis aux personnes touchées par l’abolition du programme.

« On continue à mettre de la pression parce qu’on pense qu’une personne qui a décidé de nous faire confiance au Québec pour venir bâtir sa vie professionnelle et personnelle mérite d’aller jusqu’au bout du processus et on doit respecter notre parole envers ces gens qui nous ont fait confiance », soutient le maire.

L’UMQ a orchestré une conférence de presse à Québec il y a environ une semaine, réunissant un nombre important d’acteurs des milieux étudiant, syndical et patronal, du secteur agricole, ainsi que la Fédération québécoise des municipalités, afin de réclamer une remise en question de la décision gouvernementale. « C’est rare de voir autant d’acteurs qui sont habituellement en confrontation demander à l’unisson une remise en question d’une décision gouvernementale. On espère que le gouvernement ne fera pas la sourde oreille à ce cri du cœur », déclare-t-il.

Une main-d’œuvre qualifiée

Le maire a souligné la nécessité d’attirer une main-d’œuvre qualifiée afin de soutenir les entreprises locales dans un contexte économique incertain, dit-il, notamment, en raison des tensions avec les États-Unis. « On essaie de diversifier notre économie. Évidemment que la main-d’œuvre est un élément essentiel pour être capable d’y parvenir. Maintenant, on veut jouer sur plus qu’un tableau », argue celui qui veut attirer des travailleurs qualifiés, honorer les engagements envers ceux qui ont choisi Terrebonne, mais aussi former la relève locale.

Mathieu Traversy dit vouloir faire de Terrebonne un lieu où il fait bon vivre, travailler et étudier.