Il s’agit du premier parc de la municipalité entièrement conçu selon les principes de l’accessibilité universelle. Les investissements municipaux dépassent 3,3 millions de dollars.
L’inauguration s’est tenue dans le cadre du rendez-vous Brin de jasette de Raymond Berthiaume, conseiller municipal du district 2, Du Boisé-Laurier. Selon l’élu, ancien régisseur des sports et des loisirs à la Ville, les parcs de Terrebonne ne sont pas tous accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le gazon et le sable compliquent les déplacements en fauteuil roulant ou en béquilles. « Pour nous, c’était important de créer un parc pour répondre à tous les enfants », affirme-t-il.
Un sentier asphalté traverse le parc. Une surface amortissante en caoutchouc moulé remplace le sable dans les aires de jeux. Un module est accessible en fauteuil roulant grâce à une rampe intégrée. Les glissades sont munies de plateformes pour faciliter les transferts. Trois types de balançoires adaptées s’adressent aux bébés, aux enfants, aux adolescents et aux adultes. L’une d’elles place l’enfant devant le parent plutôt qu’à côté. « Ça rapproche l’enfant du parent », explique M. Berthiaume. Au fond du parc, une zone regroupe des jeux au sol, sans bruit ni modules à grimper. Elle vise entre autres les enfants ayant un TDAH, qui ont parfois besoin de recul pour jouer sans être dérangés, précise le conseiller.
Le projet découle d’une consultation avec des citoyens et des organismes spécialisés, dont Les Répits de Gaby, l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de Lanaudière et l’Association des personnes handicapées physiques Rive-Nord. « Ces organismes connaissent les réalités vécues par les personnes handicapées et leurs familles, souligne M. Berthiaume. Voici ce dont on rêve comme parc, mais c’est quoi la réalité? », résume-t-il. « C’est eux les professionnels. »

« Des moments en famille »
Gabrielle Gonthier a participé à cette consultation. La citoyenne du quartier est mère de quatre enfants, dont deux avec des besoins particuliers. « Pour moi, ça représente la facilité. Ça représente des moments en famille », dit-elle. Elle n’aura plus à sortir de son quartier pour trouver un parc où tous ses enfants peuvent jouer ensemble. Les aménagements permettent à son fils polyhandicapé d’accéder aux modules en fauteuil roulant. Elle peut circuler sans avoir à composer avec le gazon, la boue ou les roches.
Le bloc sanitaire restait toutefois en travaux au moment de l’inauguration. La Ville indique qu’il comprendra à terme une toilette autonettoyante adaptée et des tables à langer pour enfants et pour adultes. Ce point compte pour Mme Gonthier, dont le fils est trop lourd pour les tables standards. « Tout le monde gagne à utiliser un parc inclusif. Il n’y a personne qui est mis de côté », lance-t-elle.

Un modèle pour les autres parcs
Le parc des Coccinelles reste pour l’instant unique à Terrebonne. Ni la Ville ni les élus n’ont annoncé d’échéancier pour adapter les autres parcs du territoire. Le maire Mathieu Traversy parle d’un investissement qui contribuera à rendre la ville plus inclusive, sans préciser la suite. « J’espère que notre démarche inspirera d’autres initiatives visant à favoriser l’accessibilité universelle, ici comme ailleurs au Québec », conclut M. Berthiaume.
Bas de vignette : Le parc des Coccinelles, à La Plaine, est le premier parc de Terrebonne conçu selon les principes de l’accessibilité universelle.

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