L’organisme, qui couvre ces trois circonscriptions, promet de collaborer avec le nouveau gouvernement.
« On travaille avec toutes les formations politiques qui sont élues », rappelle, d’entrée de jeu, son président, Pierre Berthiaume, qui se réjouit que les trois élus soient issus d’une même formation politique. « Un peu comme en 2022 au tout début et en 2018 », souligne-t-il.
« Donc, ça a toujours été bénéfique pour nous d’avoir trois candidats, trois députés de la même formation politique qui est au gouvernement actuellement pour faire avancer les dossiers qui nous préoccupent. »
En 2018, la CAQ avait délogé le Parti Québécois dans Masson et dans Terrebonne, où avaient été élus respectivement Mathieu Lemay et Pierre Fitzgibbon. Lucie Lecours avait quant à elle remporté la nouvelle circonscription de Les Plaines. Les trois caquistes ont été réélus en 2022. Le PQ a ensuite repris Terrebonne lors de l’élection partielle de mars 2025, déclenchée par la démission de Pierre Fitzgibbon. En 2026, le PQ remporte les trois circonscriptions.
L’allégeance politique des élus importe peu à la Chambre, affirme M. Berthiaume. L’important, selon lui, c’est que « le message soit porté par nos députés à l’Assemblée nationale dans le but de faire avancer les dossiers qui nous préoccupent sur le territoire ».
Des attentes pour les 100 premiers jours
La CCIM souhaite l’abolition de la TVQ sur les produits usagés, comme promis par le Parti Québécois en campagne électorale. Selon M. Berthiaume, cette mesure pourrait « aider à enlever un peu de pression sur le marché ».
« Quand on achète un véhicule et qu’on se retrouve avec plusieurs milliers de dollars à débourser en TVQ, quand elle a déjà été payée à l’achat […] Puis là, on repaye la même chose. Je pense que ça va avoir un impact direct, plus qu’une réduction à l’essence, à la pompe, qui contribuerait plus, je crois, aux pétrolières qu’aux gens qui consomment l’essence en soi », explique-t-il.
La baisse d’impôts promise aux PME par le PQ, elle, ne suffira pas, selon lui. « Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui manquent actuellement. » Il souligne que les politiques américaines, notamment liées au pétrole et à la guerre avec l’Iran, préoccupent les secteurs manufacturiers et de l’exportation. La hausse des coûts du transport, des aliments et des biens de consommation entraîne des pertes de contrats et de revenus chez certains membres, ce qui affecte aussi les plus petites entreprises qui leur servent de sous-traitants, explique-t-il.
« Alors, on va espérer que, oui, la baisse d’impôts va donner un souffle nouveau. Toutefois, est-ce que c’est suffisant? Je ne pense pas. Je pense qu’il va y avoir besoin d’un changement quand même assez important dans les prochaines années », affirme-t-il.
La baisse d’impôts bien accueillie chez les commerçants
Cette promesse est accueillie plus favorablement chez les commerçants. « Je pense que ça peut donner un souffle de répit au niveau des PME. Ça, c’est très bon », estime Leica Leclerc, copropriétaire de Microklimat dans le Vieux-Terrebonne.
Son entreprise n’est plus directement touchée par la guerre tarifaire, puisqu’elle ne vend plus de produits provenant des États-Unis. Certains produits ont toutefois mis plus de temps à arriver, ses distributeurs ayant dû revoir leur façon d’importer, explique l’entrepreneure. Elle souligne par ailleurs que le coût du logement et la hausse du coût de la vie pèsent sur de nombreuses entreprises.
« Je sais que le gouvernement peut avoir justement un levier là-dessus […] Le gouvernement peut venir essayer de stabiliser un petit peu la crise de logements […] »
Leica Leclerc, copropriétaire de Microklimat.
Collaborer avec le reste du Canada en ces temps « incertains économiquement »
Pierre Berthiaume rappelle que la suite dépendra aussi des élections de mi-mandat aux États-Unis. « Tout ça est tributaire. On est tous un peu dans le même cercle, dans le même faisceau », souligne-t-il.
Il appelle à une collaboration entre le Québec et le reste du Canada en ces temps qu’il juge « incertains » sur le plan économique. « Je pense que ça va être important de bien faire valoir, oui, les intérêts du Québec, bien évidemment. On ne veut pas passer à côté et on ne veut pas avoir un genou à terre non plus », soutient-il.
Selon lui, avec Paul St-Pierre Plamondon à la tête du gouvernement, le premier ministre du Canada, Mark Carney, devra constater le sérieux du Québec. Il se réjouit toutefois que M. St-Pierre Plamondon se montre ouvert à collaborer et à être à l’écoute pour trouver des solutions « pour le Canada, mais surtout pour les Québécois et Québécoises de la région ».
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