De cette somme, 290 000 $ sont alloués au programme d’agentes de liaison en violence conjugale du Service de police de Terrebonne, tandis que 302 660 $ serviront à ajouter une ressource spécialisée en intervention préventive et à reconduire le financement d’une intervenante sociale en violence conjugale à Mascouche.
Ce financement piloté par le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, s’inscrit dans le dernier volet du Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC), qui soutient 58 initiatives à travers le Québec grâce à des investissements totalisant plus de 25 M$ sur deux ans. L’ensemble des trois axes du PQLC représente des investissements cumulés de 89,8 M$, pour soutenir 215 initiatives à l’échelle de la province.
« Ces investissements permettront d’offrir un meilleur accompagnement aux personnes vivant des situations de violence, d’intervenir plus rapidement et de prévenir l’escalade des conflits », indique le député de Masson, Mathieu Lemay, qui se dit fier de soutenir les organismes et les intervenants qui travaillent chaque jour à protéger la communauté.
Trois axes prioritaires
Le Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC) vise trois champs d’action prioritaires. Il s’agit de la violence faite aux femmes et aux mineurs, y compris la violence sexuelle et l’exploitation sexuelle ; la criminalité liée aux groupes représentant une menace pour la sécurité, notamment les gangs de rue et le crime organisé ; et la cybercriminalité, qui englobe entre autres la fraude visant les personnes aînées, la cyberintimidation et les crimes motivés par la haine.
Les corps policiers ont été invités à soumettre des projets répondant aux objectifs du PQLC, et celui présenté par Terrebonne et Mascouche a été retenu, indique Lucie Lecours, qui décrit la MRC des Moulins comme un milieu particulièrement mobilisé dans la lutte contre la violence conjugale. « C’est pour ça qu’on est régulièrement en lien avec le service de police », affirme-t-elle.
Mme Lecours indique que les demandes d’aide liées à la violence conjugale sont continuelles et que cette réalité touche toutes les régions du Québec.
« Le fait d’ajouter des agentes de liaison en matière de violence conjugale va aider beaucoup parce que ce sont des agentes qui ont cette formation-là, qui sont capables d’approcher les victimes, qui sont capables de leur venir en aide. »
– Lucie Lecours, députée des Plaines
La protection des mineurs, un enjeu plus large
Lucie Lecours souligne un autre aspect de ce volet du PQLC, qui couvre aussi la violence faite aux mineurs. C’est un enjeu qui lui tient particulièrement à cœur depuis son passage, en 2009, au sein d’une commission spéciale transpartisane sur l’exploitation sexuelle des mineurs, laisse entendre l’élue. Les travaux de cette commission ont mené à plusieurs recommandations, dont la mise en place de programmes de liaison en matière de violence conjugale et de violence faite aux femmes.
Elle se réjouit que le programme cible aussi les jeunes, qui représentent selon elle des cibles faciles pour les prédateurs, notamment dans un contexte de cybercriminalité.
« [Les mineurs] sont des cibles tellement faciles. Donc, le programme d’agentes de liaison, c’est vraiment un bon programme qui va aller directement au cœur de la problématique », conclut-elle.

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