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Lutte contre l’itinérance – Lanaudière juge insuffisant le financement accordé à la région

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Lutte contre l’itinérance – Lanaudière juge insuffisant le financement accordé à la région

Publié le 01/07/2026

La Table des préfets de Lanaudière dénonce la part accordée à la région dans le cadre des investissements annoncés par Québec pour lutter contre l'itinérance.

Sur les 12,5 millions de dollars prévus à l’échelle provinciale, seulement 147 000 $ seront consacrés à des initiatives lanaudoises, une somme jugée insuffisante compte tenu de la croissance des besoins observée sur le territoire.

Cette annonce survient alors que les résultats préliminaires du dénombrement 2025 révèlent une hausse de 24,8 % de l’itinérance visible en trois ans dans Lanaudière. Selon les données publiées en avril 2026, quelque 400 personnes sont officiellement identifiées comme étant sans-abri dans la région.

La Table rappelle que les municipalités, les organismes communautaires et plusieurs partenaires sont déjà fortement mobilisés pour répondre à une situation de plus en plus complexe.

« La situation actuelle exige des réponses à la hauteur des besoins. Partout dans Lanaudière, les acteurs sont engagés, innovent et collaborent pour soutenir les personnes en situation de vulnérabilité. Toutefois, ils ne peuvent pas répondre seuls à une pression qui augmente sans cesse. Lorsque les investissements ne reflètent pas les réalités vécues dans nos communautés, c’est notre capacité collective d’agir qui est fragilisée. La répartition des ressources doit s’appuyer sur des données concrètes et tenir compte des besoins réels de chaque territoire », affirme Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

Une réalité en transformation

Comme ailleurs au Québec, le visage de l’itinérance évolue dans Lanaudière. Au-delà des personnes visibles dans l’espace public, plusieurs situations demeurent plus difficiles à détecter et nécessitent également des interventions adaptées.

Pour la Table des préfets, la répartition des ressources gouvernementales doit tenir compte de cette réalité et de la pression croissante exercée sur les organismes et les services de proximité.