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« Les Québécois et les Québécoises avaient besoin de changements », dit Guillaume Tremblay

Photo tirée sur la page Facebook de l’UMQ – Victoire du Parti québécois

La région réagit et fixe ses attentes

« Les Québécois et les Québécoises avaient besoin de changements », dit Guillaume Tremblay

Publié le 15/10/2026

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, salue l’arrivée au pouvoir de Paul St-Pierre Plamondon et tend la main au nouveau gouvernement.

« On a compris clairement que les Québécois et les Québécoises avaient besoin de changements. Donc, ça, c’était clair. Maintenant que c’est dit, on dit bravo au nouveau gouvernement, bravo à l’ensemble des candidats et candidates qui ont été élus », affirme-t-il.

« Et de notre côté, comme président de l’Union des municipalités du Québec, on va continuer à travailler avec l’ensemble des partis politiques à faire avancer nos idées », ajoute-t-il.

Dans un communiqué publié le soir de l’élection, M. Tremblay se dit prêt à travailler « dès maintenant » avec le nouveau gouvernement pour faire avancer les dossiers qui comptent pour les Québécois. Il mise sur le dialogue, la confiance et l’esprit de partenariat pour obtenir des résultats concrets sur « nos priorités communes, qu’il s’agisse des infrastructures, de l’itinérance, de l’habitation ou du développement de nos régions ».

L’organisme assure qu’il « continuera de faire valoir l’expertise municipale et les réalités du terrain afin de contribuer à des solutions adaptées aux besoins des communautés partout au Québec ».

Dans une salle de réception, des convives sourient autour d’une table dressée, avec verres, assiettes et pancarte A25
Crédit : Ferlandphoto Chasseur d’images.
Le maire de Mascouche et président de l’UMQ, Guillaume Tremblay, attend du nouveau gouvernement qu’il fasse de l’itinérance une priorité nationale.

Agir sans tarder dans le dossier de l’itinérance

Guillaume Tremblay appelle le nouveau gouvernement à faire de l’itinérance une priorité nationale et à agir vite, « parce que le temps froid arrive », plaide-t-il.

Lors de la présentation des priorités de ses 100 premiers jours, Paul St-Pierre Plamondon s’est engagé à débloquer de manière urgente un budget spécial pour l’itinérance, notamment pour les besoins en hiver, et à réunir autour d’une même table tous les acteurs du milieu.

« Mais honnêtement, j’y crois vraiment parce que quand c’est le premier ministre qui prend le dossier sur ses épaules, il va être le ministre responsable du dossier de l’itinérance », indique le maire.

Mettre en œuvre le rapport Marceau–Jérôme-Forget

M. Tremblay entend continuer de mettre de la pression pour que le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon mette en œuvre le rapport sur la fiscalité et les finances municipales produit par Nicolas Marceau et Monique Jérôme-Forget. Commandé par l’UMQ, le Rapport sur la fiscalité et les finances municipales soulignait la pression financière que subissent les villes face à la détérioration de leurs infrastructures et à la facture de leur entretien.

Les auteurs évaluaient à environ 50 milliards de dollars le déficit de maintien d’actifs des infrastructures d’eau et de voirie en 2025, un montant qui pourrait presque doubler d’ici 2036. Ils recommandaient la création d’un fonds financé par Québec et consacré à l’entretien des infrastructures municipales.

Le maire entend laisser au nouveau gouvernement le temps de se former. « Après ça, il va y avoir certainement des pourparlers avec les intervenants », prévoit-il.

Il ne s’attend toutefois pas à voir ce fonds apparaître dans le prochain budget.

« […] Je ne pense pas que ça va être dans 2027 qu’on va avoir un nouveau fonds pour les infrastructures, mais j’ose espérer qu’à partir de 2028 et les années subséquentes que le gouvernement du Québec va être là en action pour soutenir les villes dans un souci qu’on puisse mettre nos infrastructures à jour. »

Sécurité routière : des délais qui font réagir »

En septembre 2025, la ministre des Transports de l’époque, Geneviève Guilbault, avait annoncé l’installation d’un radar photo à l’intersection de l’autoroute 640 et du chemin des Anglais. Selon le maire, « les échéanciers qu’on avait eus, ça n’avait aucun sens versus ce que la ministre était venue annoncer ».

Il entend laisser au nouveau député de Masson, Stéphane Handfield, le temps de s’installer, tout en se réjouissant que celui-ci fasse de la sécurité routière une priorité.

« Là, on repart en collaboration avec un nouveau gouvernement, un député local que je connais bien, qui a été conseiller municipal avec moi dans mon équipe », déclare le maire, qui assure que sa porte est grande ouverte à la collaboration.

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