« Donc, ils ont besoin de savoir que le prochain gouvernement va prendre soin d’eux », soutient Catherine Gentilcore.
La députée sortante souligne que les gens préfèrent généralement demeurer chez eux plutôt que de changer de ville ou d’environnement, d’autant que les places en résidence pour aînés se font rares. « Il y a des études qui ont été faites à la grandeur du Québec. Le souhait de l’ensemble des Québécois, c’est de rester à la maison le plus longtemps possible et à raison », avance-t-elle.
La candidate plaide pour un « vrai » virage vers les soins à domicile et vers la prévention en santé. « Je pense que ce virage-là va véritablement s’opérer sous le gouvernement du Parti Québécois », garantit la candidate.
S’il est porté au pouvoir, le PQ s’engage à augmenter de 50 % le budget consacré aux soins à domicile, afin de faciliter le maintien à domicile. De plus, le plan péquiste prévoit une aide financière de 10 000 $ pour la transformation d’une propriété en maison intergénérationnelle, une bonification de 10 M$ par année du Programme d’adaptation de domicile, ainsi qu’un accès facilité au crédit d’impôt pour le maintien à domicile.
Pour une meilleure collaboration
Le PQ promet aussi d’alléger la bureaucratie entourant les soins à domicile, de réduire la paperasse pour le personnel soignant et de simplifier l’accès aux services par les CLSC. « Il y a 60 % des Québécois actuellement qui veulent du changement. Les personnes aînées font partie de ces gens-là », indique la candidate, ajoutant qu’[ils] « sont bien au fait des dérives du gouvernement de la CAQ et ont envie d’un changement clair ».
Le Parti Québécois compte aussi mettre à contribution tous les partenaires, qu’il s’agisse du public, des entreprises d’économie sociale en aide à domicile, des organismes communautaires ou des entreprises privées.
Mme Gentilcore affirme que plusieurs organismes communautaires ont été rencontrés au fil des dernières années et se montrent prêts à collaborer. Si l’aide à domicile transite encore largement par les CISSS, la députée croit qu’il faut davantage miser sur l’économie sociale et sur l’expertise des OBNL du secteur, qui pourraient accélérer la mise en œuvre du plan.
« C’est sûr et certain qu’il va falloir asseoir tous les joueurs autour d’une même table et le CISSS et ces acteurs-là qui émanent du communautaire ou qui émanent de l’économie sociale et s’assurer d’avoir un plan qui couvre tout le secteur », affirme-t-elle, soulignant qu’un tel projet « prend du leadership et ça prend surtout de la volonté politique tant pour prendre soin de nos aînés et s’assurer qu’ils puissent rester à la maison ».
Le programme serait « normé à la grandeur du Québec », annonce l’élue, assurant une attention particulière aux régions où l’accès à une place en résidence pour aînés (RPA) ou à un nouveau logement est plus difficile. « C’est sûr et certain qu’il n’y a aucune région qui va être laissée pour compte ».
Un meilleur accès au crédit d’impôt
Mme Gentilcore attribue la faible utilisation du crédit d’impôt pour le maintien à domicile déjà existant à un manque de promotion et à des critères jugés trop restrictifs. Le PQ souhaite revoir les conditions pour en simplifier l’accès et alléger le fardeau administratif entourant son octroi.
« Je vais m’assurer que notre région obtienne sa part, puis qu’on puisse faire le lien facilement avec l’ensemble des intervenants, qu’on puisse mettre ça en place le plus rapidement possible », a-t-elle conclu.
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