La 2e phase liée au déplacement de la conduite de gaz naturel d’Énergir devrait, quant à elle, s’échelonner sur une autre période de six semaines.
Les travaux devraient se concrétiser au mois de juillet, précise Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures de la Ville de Terrebonne. Il souligne toutefois qu’un blocage demeure du côté du ministère de la Défense nationale. « Il nous manque un petit permis. Notre fournisseur qui a eu le contrat doit obtenir un permis du ministère fédéral. Ça devrait se concrétiser d’ici peu », affirme-t-il.
Le ministère des Transports et de la Mobilité durable qui est le maître d’œuvre du projet de l’échangeur sera notamment responsable de l’appel d’offres pour les travaux, de l’octroi du contrat de surveillance ainsi que du suivi des différents mandats. Les travaux devraient débuter cet automne.
Terrebonne en attente d’une subvention du fédéral
Pour l’instant, il est prévu que l’ensemble des coûts reliés au déminage du secteur soit assuré par la Ville de Terrebonne qui agit à titre de promoteur du projet et assure le suivi de l’échéancier. « Évidemment, nous effectuons des démarches auprès du gouvernement fédéral afin qu’il en assume une partie, mais nous sommes toujours en attente d’un retour », précise Sylvain Dufresne.
La députée libérale nouvellement réélue, Tatiana Auguste, en avait fait une priorité lors de sa campagne électorale. Le maire Mathieu Traversy, qui avait plaidé la cause de ce dossier auprès du premier ministre Mark Carney lors de sa première visite électorale à Terrebonne, n’en attend pas moins de madame Auguste, qui promettait en campagne de placer Terrebonne à la table des négociations.
Pour le maire, il s’agit d’un enjeu majeur, puisque les terrains concernés pourraient permettre la construction de 20 000 logements à long terme.
Aucun risque environnemental, assure la Ville
Au moment de l’acquisition du terrain par Terrebonne, les évaluations indiquaient un faible risque de retrouver des résidus liés à l’ancien champ de tir Saint-Maurice. Cependant, lors des travaux exploratoires entrepris au printemps 2024, notamment pour préparer et nettoyer le site, certaines munitions non explosées ont été découvertes.
Cette découverte a conduit la Ville à mandater une firme spécialisée afin d’évaluer l’état du terrain et procéder au retrait sécuritaire des munitions. Le directeur général adjoint précise qu’il ne s’agit pas d’une contamination environnementale au sens traditionnel, mais plutôt d’une problématique liée à la présence d’anciens résidus militaires sur le site.
La Ville indique que le projet d’échangeur comprend la construction d’un pont d’étagement au-dessus de l’autoroute 640, le prolongement de l’avenue Urbanova, incluant deux voies dans chaque direction, une piste cyclable et un trottoir, ainsi que quatre bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute et un accès au parc industriel.

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