Le moulin adjacent, lui, sera restauré, conservé et intégré au projet de parc métropolitain.
Selon le maire, les études commandées par la Ville ont démontré que le coût de restauration de la maison du meunier était trop élevé et que le bâtiment était difficilement récupérable dans son état actuel.
Il rappelle par ailleurs que la Ville a investi 5 millions de dollars pour restaurer l’hôtel de ville, pierre par pierre, et qu’elle verse annuellement des subventions aux propriétaires de bâtiments patrimoniaux. Il s’agit, selon lui, d’efforts qui démontrent l’engagement municipal envers le patrimoine, malgré les limites de ses moyens.
Problème de financement provincial
La Ville avait déposé, peu après l’acquisition du Domaine seigneurial en 2015, un projet évalué à 49 millions de dollars auprès du gouvernement du Québec. Québec se serait alors montré emballé par l’initiative, dans la foulée du lancement du programme des Espaces bleus, et aurait confirmé une aide avoisinant les 15 millions de dollars. « Même le premier ministre était venu ici à la bibliothèque de Mascouche en disant qu’il suivait le projet de très près et que c’était un projet très intéressant. »
M. Tremblay affirme toutefois que le gouvernement s’est ensuite retiré du projet, forçant la Ville à revoir ses ambitions à la baisse pour en faire un projet entièrement municipal. La Ville n’avait que deux options, dit-il : soit abandonner complètement le projet et laisser les bâtiments se dégrader, soit agir de façon responsable en tenant compte de sa capacité financière réelle, tout en respectant une gestion rigoureuse des finances publiques, indique le maire.
« Moi je suis fier d’être à la tête d’un conseil de ville, avec l’administration qui a pris en charge, en disant qu’on va garder le moulin, on va le rénover, on va se faire un projet à la grandeur de Mascouche. »
Un enjeu qui dépasse la responsabilité municipale
Pour M. Tremblay, la préservation du patrimoine ne devrait pas reposer uniquement sur les épaules des municipalités. Il cite en exemple le succès de la mise en valeur de l’Île-des-Moulins à Terrebonne, rendue possible grâce à d’importantes subventions provinciales et fédérales dans les années 1970 et 1980. Il déplore que Mascouche n’ait pas reçu de soutien au même niveau pour son propre projet, tout en reconnaissant sa part de responsabilité.
« Si le gouvernement avait été là pour nous aider, on ne serait pas là aujourd’hui. Ça fait 10 ans qu’on est en demande auprès de ce gouvernement-là pour avoir des subventions. Ils ont fait des choix qui leur appartiennent », lâche-t-il.
Le maire rappelle par ailleurs que le gouvernement avait annoncé la création d’un réseau d’Espaces bleus à travers le Québec, mais que seulement deux ou trois auraient été réalisés avant que le programme ne soit interrompu.
Un retard d’une dizaine d’années
Prévu à l’origine sur 12 ans, le projet en est aujourd’hui à sa treizième année et devrait finalement être livré après 16 ans. Selon M. Tremblay, la Ville prendra possession du site rénové, incluant le moulin conservé, en 2029.
Le nouveau parc comprendra notamment un réseau d’environ 25 km de sentiers aménagés dans la forêt domaniale, au nord de la rivière Mascouche, avec un accès gratuit pour les citoyens, précise le maire, qui assure que le stationnement et les autres aménagements seront bonifiés graduellement, au gré des disponibilités budgétaires de la Ville.
Le moulin du Domaine seigneurial sera restauré, mais la maison du meunier adjacente sera démolie.

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Guillaume Tremblay
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Domaine seigneurial de Mascouche