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Le Cégep de Lanaudière officialise son partenariat avec Hénallux

Photo tirée du site web du Cégep de Lanaudière.

Le Cégep de Lanaudière officialise son partenariat avec Hénallux

Publié le 26/09/2026

Cette entente permettra au Cégep d'acquérir de nouvelles connaissances afin d'améliorer son modèle de gouvernance et de collaboration en s'inspirant de pratiques issues du modèle namurois.

Le partenariat avec la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg (Hénallux) a été signé au terme d’une mission de mobilité professionnelle effectuée par la directrice générale, Geneviève Perreault, à Namur, en Belgique, du 30 mai au 10 juin.

Le projet s’inscrit dans la continuité d’un premier séjour effectué par Mme Perreault en avril 2025, alors qu’elle s’était jointe à la délégation de la Ville de Terrebonne pour une mission économique et sociale à Namur.

La mission visait notamment à cerner le fonctionnement du modèle belge d’enseignement supérieur et sa logique de collaboration, repérer des pratiques susceptibles d’inspirer l’évolution du modèle régional du Cégep, et consolider les liens internationaux tout en favorisant les échanges de bonnes pratiques.

« Mon intérêt de cette mission-là, c’était d’aller documenter justement les modèles où on pouvait mieux collaborer, mutualiser, réfléchir à des façons de faire différentes, puisque le modèle belge a quand même des particularités et des forces intéressantes, souligne Mme Perreault. Je dois vous dire que c’est un coup de cœur, puisque l’organisation, dans sa structure comme dans ses programmes, ressemble beaucoup au Cégep de Lanaudière. »

L’entente cible trois axes

Selon elle, l’entente cible la mobilité professionnelle entre les établissements puis, éventuellement, les collaborations en recherche ainsi que la mobilité du personnel enseignant, des professionnels et des étudiants. Ces initiatives seront développées conjointement avec les départements de technologie du génie électrique, de techniques de travail social et de techniques d’administration et de gestion.

« Ce n’est pas toujours simple avec les règles au niveau de l’immigration, notamment pour les stages », nuance la directrice générale à propos de la mobilité étudiante. Elle rappelle que l’entente reconnaît avant tout « nos atomes crochus puis notre envie de travailler davantage ensemble dans les prochaines années ».

Le Cégep de Lanaudière se distingue par un modèle régional unique, regroupant trois collèges et combinant autonomie pédagogique locale et gestion transversale, favorisant à la fois la proximité et la mutualisation.

Pour l’instant, les premières retombées concrètes visent surtout les programmes offerts à Terrebonne. « Les premiers échanges et les premiers éléments qui nous semblaient peut-être plus porteurs à court terme, c’était davantage pour les programmes à Terrebonne. Mais c’est sûr que toutes nos ententes internationales qu’on établit maintenant, que ce soit peu importe où, on cherche quand même à avoir une vision inclusive des autres constituantes. »

Une entente « volontairement ouverte »

Cette entente « volontairement ouverte » pourrait également s’étendre à d’autres cours ou programmes d’études comparables offerts dans les deux établissements. Il s’agit pour Mme Perreault de la volonté de laisser émerger de nouveaux projets au fil des échanges entre départements, plutôt que de s’en tenir strictement à ce qui a été convenu au départ avec la direction d’Hénallux.

« On veut laisser les gens pouvoir initier des projets eux-mêmes », dit-elle, ajoutant que la Belgique impose par sa loi une obligation de projets internationaux à ses établissements. « Nous, on n’est pas là, mais on a quand même du travail à faire pour faciliter ces échanges-là. »

Au cours des prochains mois, le Cégep prévoit mettre en relation ses équipes enseignantes avec leurs vis-à-vis belges et chercher du financement pour appuyer les projets qui en découleront. « Ce n’est pas uniquement ceux qui se déplacent qui bénéficient de ces échanges-là, c’est l’ensemble de la communauté », fait valoir Mme Perreault, qui voit dans l’internationalisation un vecteur d’ouverture pour les personnes étudiantes. « Ça les change, ça leur ouvre une porte qu’ils n’avaient pas », conclut-elle.