Le comité présidé par le maire de Québec Bruno Marchand a présenté à l’ancienne première ministre les réalités observées sur le terrain. L’UMQ soutient que les municipalités se trouvent en première ligne face à l’évolution de l’itinérance, mais qu’elles ne disposent pas de tous les leviers ni des ressources nécessaires pour répondre seules à l’ampleur du phénomène.
L’organisation estime qu’une intervention coordonnée des gouvernements est nécessaire et réclame des investissements prévisibles et durables.
« Une seule voie est possible à l’approche de ces élections : celle d’avoir de l’ambition sur les grands enjeux du Québec. L’itinérance en fait partie et on n’en parle pas assez. L’itinérance zéro est l’objectif qu’on doit se fixer si on veut renverser la tendance, et l’engagement de Mme Marois nous inspire à avancer dans ce sens. Nous avons vu cette semaine que les terrains d’entente sont possibles. Quel que soit le parti derrière le gouvernement qui nous mettra en marche pour sortir de la crise, les élus municipaux répondront présents », a déclaré M. Bruno Marchand, président du comité sur l’itinérance de l’UMQ et maire de Québec.
L’UMQ fait ainsi de l’itinérance un enjeu de ses demandes électorales pour 2026. L’organisation réclame un plan d’action national assorti d’investissements durables.
Marois insiste sur le rôle des municipalités
Pauline Marois, qui mène actuellement une démarche auprès de différents partenaires concernés, affirme que la rencontre lui a permis d’entendre directement les élus municipaux sur les réalités vécues dans leurs communautés.
« Je remercie les membres du comité pour cet échange franc et constructif. Cette rencontre m’a permis d’entendre directement des élues et élus qui constatent quotidiennement les effets de l’itinérance dans leurs communautés. Les municipalités sont en première ligne de cet enjeu et leur expertise du terrain est essentielle. Dans le cadre de la démarche que je mène actuellement auprès des différents partenaires concernés, il est important de prendre le pouls des réalités vécues partout au Québec. Les défis liés à l’itinérance exigent un leadership gouvernemental fort, une mobilisation de l’ensemble des partenaires et des engagements concrets permettant d’obtenir des résultats durables pour les personnes vulnérables et les collectivités », a déclaré Mme Pauline Marois, ancienne première ministre du Québec.
Une priorité inscrite aux demandes électorales
Pour l’UMQ, la réponse doit donc dépasser les interventions municipales et s’inscrire dans une approche gouvernementale. L’organisation estime que la prévention et la réduction de l’itinérance doivent faire partie des priorités du prochain gouvernement.
L’itinérance figure parmi les six priorités de l’UMQ dans le cadre de ses demandes électorales 2026. L’organisation mise sur une action concertée et sur des investissements permettant aux municipalités de mieux répondre aux besoins constatés sur le terrain.

MOTS-CLÉS
Union des municipalités du Québec
Itinérance
Pauline Marois
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