Celui-ci accueille avec enthousiasme l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire. Il se dit optimiste pour l’avancement des dossiers de la Ville et mise sur les trois députés du Parti Québécois à qui il dit accorder tout son soutien.
« Et donc, en ayant trois personnes qui, du côté du gouvernement, vont pouvoir défendre les priorités de la ville, ça me rend extrêmement optimiste », affirme le maire.
Catherine Gentilcore a été réélue dans Terrebonne, tandis que Stéphane Handfield et Dieudonné Ella Oyono ont été élus dans Masson et Les Plaines, deux circonscriptions qui englobent aussi une partie de la ville.
M. Traversy salue le travail de l’ensemble des candidats, qui, selon lui, ont mené une campagne positive en prenant « la peine d’aller rencontrer les électeurs et les électrices de Terrebonne, et de venir rencontrer aussi l’administration municipale ».
« J’ai vu qu’ailleurs au Québec, des fois, ça jouait un petit peu plus dur. À Terrebonne, je pense que la démocratie se porte bien et dans une optique de bienveillance », dit-il.
Ancien député péquiste de Terrebonne, le maire dit bien connaître l’exercice. « J’en ai fait quatre au provincial. Je sais que ce n’est pas facile. Donc, ils ont toute mon admiration. »
L’université en tête de liste
La réalisation du Quartier universitaire demeure la plus grande priorité de la Ville. « On veut que les gens puissent vivre, travailler et étudier à Terrebonne. » Ce projet constitue un jalon important dans l’essor de Terrebonne et marque le début d’une nouvelle approche du développement immobilier en région, plaidait la Ville lors de la présentation de ses priorités aux candidats.
M. Traversy voit aussi dans la charte constitutive de la Ville « une petite victoire rapide » à aller chercher auprès du nouveau gouvernement. Celle-ci donnerait à Terrebonne plus de pouvoirs pour soutenir ses commerçants, mieux gérer l’aménagement de son territoire et faciliter l’accès à la propriété.
« Donc, c’est des éléments sur lesquels on aimerait que le gouvernement puisse nous faire avancer », souligne le premier magistrat de la ville.
Les infrastructures vieillissantes et le transport collectif figurent parmi les priorités de la Ville, mais le maire les considère comme des enjeux qui touchent l’ensemble du Québec. « Toute la question des infrastructures vieillissantes, ce n’est pas juste à Terrebonne que ça se passe, on le voit à Montréal, à Québec. Donc, la même chose pour les défis au niveau du transport collectif, c’est sur l’ensemble du territoire québécois. »
« Ça va être au Parti Québécois de choisir son partenaire de danse »
Le statut minoritaire du nouveau gouvernement n’inquiète pas outre mesure le maire, qui a lui-même siégé sous le gouvernement minoritaire de Pauline Marois, de 2012 à 2014.
« C’est vrai que c’est du défi d’être un gouvernement minoritaire, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire. C’est qu’il faut savoir danser. Danser le tango, danser la valse. Ça nous prend un partenaire », soutient-il.
« Est-ce que ça sera des fois les libéraux, des fois le Parti conservateur, des fois Québec solidaire? Ça va être au Parti québécois de choisir son partenaire de danse et de bien choisir ses alliés pour faire avancer les dossiers », affirme-t-il.
M. Traversy rappelle que le gouvernement Marois avait réussi, malgré son statut minoritaire, à instaurer les élections à date fixe, à réformer le financement des partis politiques et à ouvrir des bureaux de vote dans les cégeps et les universités. Il cite aussi le moratoire sur les gaz de schiste, la fin du nucléaire au Québec et les travaux menés par Véronique Hivon sur l’aide médicale à mourir.
« Évidemment, je compte sur nos députés pour bien choisir leur partenaire de danse, [suivant] le type de projet qu’ils veulent faire avancer », soutient le maire.
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